Ils sont une vingtaine, bien espacés les uns des autres et répartis dans deux open space différents, crise sanitaire oblige, à débuter ce 16 octobre leur cycle de formation en présentiel au Campus d’Orange à Montrouge (Hauts-de-Seine). Ces alternants font partie de la première promotion du centre de formation des apprentis (CFA) d’Orange, qui réunit 82 jeunes, âgés en moyenne de 25 ans et de niveau bac +2 à bac +5.

La création d’une telle structure a été rendue possible par la loi « Avenir professionnel » du 5 septembre 2018, qui permet aux entreprises du secteur privé de créer leur propre CFA. L’objectif est de former à des métiers qui évoluent très rapidement dans un contexte de révolution numérique, en particulier dans les secteurs bancaire, de l’assurance, de la finance ou des services aux entreprises. Avec cinq parcours de 12 à 24 mois pour former aux métiers de data analyst, data scientist, de la cybersécurité, d’ingénieur cloud et de technicien service-client, Orange trouve ainsi un réservoir de profils rares pour ses futures embauches.

« Des laboratoires vivants »

« L’essentiel des alternants résident en Ile-de-France, indique Jean-Pierre Charon, le directeur du CFA. Pour sa partie présentielle, la formation est dispensée sur le Campus d’Orange, dans les entités du groupe ou chez nos partenaires pédagogiques – le Conservatoire national des Arts & Métiers, Global Knowledge ou IGS – mais beaucoup de cours se font à distance ». En cette première journée en présentiel, Elisabeth Borne a rencontré les jeunes apprentis. « Nous savons que ces métiers autour de la data vont exploser », a indiqué la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Les besoins sont quasi-infinis ».

Elisabeth Fonteix, directrice du learning chez Orange, a rappelé de son côté le succès de la campagne de recrutement : « Nous avons reçu 2 500 candidatures. Pour la sélection, les diplômes n’ont pas été les seuls critères. La motivation et l’envie d’acquérir une reconnaissance professionnelle ont été importantes ». Selon la manager, la loi de 2018 a permis de créer avec ces CFA d’entreprise des « laboratoires vivants, complémentaires des dispositifs existants et qui nourrissent nos partenaires pédagogiques ».

Inquiétude des CFA traditionnels

Selon le ministère du Travail, 30 CFA d’entreprise ont été mis en place depuis le vote de la loi « Avenir professionnel », dont une grande partie est, comme celui d’Orange, actif en Ile-de-France. L’Oréal a ouvert dans le 14ème arrondissement le Real Campus, une école de coiffure soutenue par la région Ile-de-France dans le cadre du Pacte régional pour l’investissement dans les compétences. A Stains (Seine-Saint-Denis), Total a de son côté créé L’Industreet, un campus d’apprentissage aux métiers industriels, tandis qu’Accor a lancé avec Adecco, Korian et Sodex, le CFA des Chefs à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Cependant, cette multiplication inquiète le monde des CFA traditionnels, redoutant la concurrence de ces nouveaux venus. Une crainte balayée par Elisabeth Borne : « Il est intéressant d’avoir ces laboratoires qui ne sont pas en concurrence avec les structures existantes », a fait valoir la ministre. « Le CFA d’entreprise est au cœur de ce que l’apprentissage peut apporter, avec un mariage entre la formation théorique et le passage en entreprise ».

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